Aspersion et pivot d'irrigation au solaire

Guides pompage solaire · Mis à jour juillet 2026

Asperseurs, enrouleurs et pivots irriguent les cultures que le goutte-à-goutte ne couvre pas économiquement : céréales, fourrages, prairies, et toute culture dense de plein champ. Ils demandent plus de pression et plus de débit instantané, ce qui change l'architecture solaire : pompes plus grosses, onduleurs solaires externes, et souvent un schéma hybride. Voici comment ces stations se construisent.

Illustration d'un pivot d'irrigation alimenté par un champ solaire au centre du cercle
Un pivot solaire documenté : cercle d'environ 70 ha (portée de 479 m), champ de 105 kWc au centre du pivot et trois pompes multicellulaires verticales sur un canal de 3 km, pour 3 300 m³ par jour. Source : LORENTZ.

Aspersion : la pression dicte la conception

Un asperseur projette l'eau dans l'air, et cette portée se paie en pression : les buses travaillent d'environ 2 bars pour les têtes basse pression à bien plus de 4 bars pour les canons et asperseurs à impact. Ajoutez les pertes de charge et le dénivelé, et la pompe a vite besoin de plusieurs fois la HMT d'un goutte-à-goutte pour la même parcelle.

L'uniformité gouverne l'implantation. L'espacement des asperseurs est conçu pour que les cercles arrosés se recouvrent, et le vent déforme ces cercles : la couverture intégrale compense par un espacement resserré, tandis que la taille des gouttes est un compromis en soi — les gouttes fines dérivent au vent, les grosses gouttes abattent les cultures fragiles et battent les sols sensibles.

Pivots : un débit stable sur de longues journées

Le pivot est la façon la plus uniforme d'irriguer de grands cercles de cultures de plein champ, et c'est par nature une machine sous pression : la rampe a besoin d'une pression constante à la dernière tour pour que son équipement d'asperseurs reste précis. Les pivots s'associent donc à des pompes qui tiennent un point de fonctionnement stable pendant des heures — en solaire, cela signifie un champ correctement dimensionné avec un onduleur qui gère les passages nuageux, ou un schéma hybride où le réseau ou un groupe assure le pompage de nuit.

L'architecture solaire de la grande pression

Au-delà des pompes solaires compactes, l'architecture standard est une pompe triphasée pilotée par un onduleur de pompage externe à MPPT :

  • Depuis un forage : une immergée Grundfos SP, tout inox, dimensionnée sur le débit du forage.
  • Depuis un canal, une retenue ou une rivière : une Grundfos CR multicellulaire comme étage de pression.
  • Le variateur : un Grundfos RSI de 2,2 à 37 kW en coffret IP66 d'extérieur, ou un ABB ACQ80 pour les configurations sur mesure. Les deux convertissent le continu du champ en triphasé variable pour le moteur, en extrayant le maximum de puissance quand la lumière change.

Ces mêmes variateurs acceptent une entrée AC : le pivot peut tourner sur réseau ou sur groupe quand le planning l'exige, le solaire portant la charge de jour. Sur beaucoup d'exploitations céréalières, ce fonctionnement hybride fait l'essentiel de l'équation économique : le champ solaire s'amortit sur la facture d'énergie diurne pendant que la machine garde sa capacité 24 h/24.

Et l'irrigation gravitaire traditionnelle ?

La submersion et la raie arrosent encore une grande part des terres, quasi gratuitement là où la gravité distribue. Le solaire y entre en amont : relever l'eau du forage ou de la rivière vers le canal ou le bassin. Un simple montage cuve + gravité modernise souvent un périmètre gravitaire à coût minimal, avant même d'envisager du matériel sous pression.

Matériel de référence

Questions fréquentes

Un pivot peut-il tourner entièrement au solaire ?

Oui, avec un champ dimensionné pour le débit et la pression du pivot sur la saison d'irrigation. La plupart des installations commerciales choisissent plutôt l'hybride : le solaire porte la charge de jour, le réseau ou le groupe couvre les tours de nuit et les semaines exceptionnelles. L'onduleur bascule sans à-coups dans les deux sens.

Quelle pression pour des asperseurs ?

Cela dépend du matériel : les kits basse pression démarrent vers 2 bars à la buse, les asperseurs à impact et les canons demandent nettement plus, plus les pertes et le dénivelé en amont. C'est la pression requise qui détermine le choix de la pompe — nous dimensionnons à partir de votre matériel d'aspersion, pas de la seule surface.

Asperseurs à impact ou têtes basse pression ?

Les asperseurs à impact portent plus loin et tolèrent mieux les eaux chargées ; les têtes basse pression travaillent à moindre pression, ce qui réduit le champ solaire. Le vent, la fragilité de la culture et le battage du sol entrent aussi dans le choix. Les deux fonctionnent au solaire dès lors que la pression est intégrée au dimensionnement.

Puis-je garder mon raccordement réseau ?

Oui. Les onduleurs de pompage que nous fournissons acceptent l'entrée AC comme le DC du champ : la station utilise le soleil quand il brille et le réseau quand il manque. Le champ solaire vient alors simplement effacer votre facture d'énergie diurne.

Une station d'irrigation sous pression à dimensionner ?

Envoyez-nous le matériel d'aspersion ou la fiche du pivot, la ressource en eau et le dénivelé. Nous vous remettons pompe, onduleur et champ solaire dimensionnés ensemble, avec un devis professionnel.

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